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Engelse Trilogie

Lady Jane

Couverture Hardcover
Langue NL
Numéro ISBN 9789493471221
Collection Engelse Trilogie
Dimensions 235x310
Nombre de pages 72
Dimensions 235x310
Date de parution 15-07-2026
Précommander: 15 juillet 2026 Prix BD Web: 21,95
Lady Jane disponible à partir du 15 juillet

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Description

Rock-’n-roll, rêves brisés et chaleur humaine : avec Iron Lady et Lady Jane, les éditions Lauwert proposent au public néerlandophone deux remarquables romans graphiques de Michel Constant et Béa Constant. Ces albums constituent les deux premiers volets d’une trilogie située sur la côte sud de l’Angleterre, dans les années qui suivent l’ère de Margaret Thatcher.

Ancrés dans la réalité sociale britannique des années 1980 et 1990, ces récits s’intéressent avant tout aux êtres humains : anciens ouvriers, mères célibataires, jeunes désorientés ou rêveurs vieillissants qui refusent d’abandonner complètement leurs idéaux. Plus que la politique ou les grands événements historiques, Michel Constant privilégie les destins ordinaires et les conséquences quotidiennes des bouleversements sociaux.

Dans Iron Lady (La Dame de fer), la mort de Margaret Thatcher pousse Donald à renouer avec ses amis d’enfance, Owen et Abby. Leur génération a grandi dans une Angleterre marquée par les fermetures d’usines, le chômage et l’effritement des solidarités ouvrières. Pourtant, l’album n’a rien d’un pamphlet amer. Il se distingue au contraire par la tendresse avec laquelle l’auteur dépeint ses personnages et leurs espoirs modestes. Au centre de leurs retrouvailles se trouve une ancienne moto Norton Manx, elle aussi surnommée « Iron Lady », symbole d’une liberté passée et d’un refus obstiné de céder aux désillusions.

Avec Lady Jane, Michel Constant adopte une approche plus intime. Jane mène une existence discrète dans un village côtier du sud de l’Angleterre, où elle vend des gaufres sur la plage. Lorsque la jeune Emma, dix-sept ans, vient travailler avec elle, une relation de confiance se noue progressivement entre les deux femmes. À travers une série de retours en arrière, le lecteur découvre le passé de Jane, entre salons de tatouage londoniens, nuits de fête et culture rock des années 1980. Peu à peu, un drame enfoui refait surface, traité avec une grande retenue, au travers de silences, de regards et de détails chargés d’émotion.

La musique occupe une place essentielle dans les deux albums. Les références au rock et à la pop des années 1960 à 1990 forment une véritable bande-son, où les chansons deviennent des vecteurs de mémoire, de résistance et de consolation. Cette dimension musicale contribue à l’atmosphère à la fois rugueuse et nostalgique de ces récits, comme si l’on parcourait une Angleterre disparue mais toujours vivante dans les souvenirs.

Graphiquement, les albums forment un ensemble particulièrement cohérent. Le dessin semi-réaliste de Michel Constant fait revivre les pubs, les routes côtières et les visages marqués d’un pays en mutation, tandis que les couleurs de Béa Constant apportent une douce mélancolie qui renforce l’émotion des histoires.

Avec Iron Lady et Lady Jane, les éditions Lauwert offrent deux romans graphiques profondément humains, où l’engagement social se mêle à l’intime. Ce sont des histoires de blessures, d’amitié et de résilience, où l’espoir se niche dans les gestes les plus simples : une conversation dans un pub, des amis qui se retrouvent ou des personnes qui continuent à s’entraider malgré les épreuves. Ces deux ouvrages ouvrent également la voie à un ensemble plus vaste, puisque le troisième et dernier volet de la trilogie paraîtra en traduction néerlandaise au cours du quatrième trimestre.